J'ai vu seulement deux films cette semaine au ciné (je dis "seulement" mais c'est quand ce moment, pour moi, deux films c'est très peu)
Mon père est femme de ménage : Vu en avant-première avec la réalisatrice/auteur Saphia Azzeddine et la productrice (qui a mon avis a bien fait de miser dessus), Mon père est femme de ménage est un petit bijou pour les amateur de dialogue bien senti, avec des répliques déjà cultes et des répartis génialissime. Alors OUI, c'est trop court, OUI, en fait, on voit pas tant que ça le père (la vérité est ailleurs), et OUI, ça s'axe parfois un peu trop sur les gosses de banlieue qui se lancent des vannes racistes (mais, ça passe tellement tout seul, qu'on se demande presque comment elle a fait pour que TOUT le monde puissent rire de tout sans que ça gène). Alors même si des fois le scénario est un peu revu, ce film reste quand même une comédie pleine de fraicheur, amenait par des gosses géniaux (Jules Sitruk qui remontre sa tête, et j'ai été ravie de revoir le fils à Jo - Jérémie Duvall - qui en plus d'avoir une bouille sympathique, joue vachement bien). Et puis juste pour voir François Cluzet balançait des répliques mémorables ("t'aurais une petite queue, que je te filerais un bout de mes fesses pour faire une greffe") ça vaut vraiment le coup. (aaah, que j'aimerai que ce film fasse plus d'entrées qu'un film avec Lucchini…)

Le rite : C'est l'histoire d'un type qui croit pas en la possession, il sait même pas s'il croit en Dieu, le problème c'est qu'il a fait des études pour être prêtre (logique). Alors quand on lui dit d'aller faire un tour au Vatican pour voir ce qu'il en est des exorcismes, le bonhomme dit "oui pourquoi pas, mais personnellement j'm'en fous un peu". Et c'est ça, que j'ai bien aimé dans le début de ce film, c'est de voir toutes ces choses paranormales du côté d'un septique (ce qui n'est pas fréquent dans les films d'exorcisme). Mais le problème, c'est que bien sûr le bonhomme change de bord à la vue de ce que lui montre Anthony Hopkins (qui rejoint à certains moments son personnage d'Hannibal Leclerc, c'est tellement frappant qu'on dirait qu'il va sauter sur ce pauvre irlandais de Colin O'Donoghue pour le bouffer…). Sinon, bah ça reste un film d'exorcisme très moyen (ça fait pas peur, et y'a pas de possession si extraordinaire que ça)… (ah et sinon voir le Jules César de Rome en prêtre au Vatican ça fait toujours bizarre)
